Des artistes slameurs membres de différents collectifs artistiques de Bukavu prêchent la paix et la cohésion sociale à travers le spectacle dénommé « résilience ». Produit lors de la commémoration de la journée internationale de la paix, il sème l’espoir au milieu d’une population victimes des conflits armés.
L’artiste Bonheur Antoine Cukaas, responsable du collectif Bukavu kwetu slam renseigne que l’idée est d’éveiller la conscience de la jeunesse et de toute la communauté en générale pour un engagement dans la lutte pour une paix durable.
« La paix ne se gagne pas par peur ou dans le calme, mais c’est plutôt un fruit des efforts consentis dans l’unité. Elle ne s’offre pas comme un cadeau, mais s’arrache par la force et le prix du sacrifice », dit-il.
Le but, pour lui, est de pousser plus loin leurs voix pour une résilience continue à travers l’implication de tous et de toutes.
Fortinet Iragi, membre des collectifs Café et Yohwe slam, loue cette initiative qui a cru en la puissance du slam dans des questions de valorisation de la paix.
Ce spectacle a également touché des questions de l’exploitation de la femme et des enfants lors des périodes des conflits armés. Du haut du podium, Fortinet Iragi, a dénoncé la souffrance infligée à la femme congolaise.
« J’ai juste exprimé une résilience. C’est un message de réconfort qui incite le public à ne pas baisser les bras et comprendre que dans chaque rage il y a de la souffrance », dit-elle
A travers ce spectacle, ces artistes ont touché les participants et s’attendent à une contribution de tous pour une paix durable dans la région des Grands-Lacs.
Néanmoins, ils sollicitent un appui du gouvernement et de différentes organisations pour intensifier ce message afin de toucher toutes les couches sociales.
Gisèle Bashwira